Honorer la vérité et faire progresser la réconciliation à YVR
Le 1er septembre dernier, nous avons entamé le Mois national de la vérité et de la réconciliation – une période de sensibilisation à la dure vérité, d’écoute, d’apprentissage et d’engagement à l’égard de la réconciliation. L’équipe des relations avec les Autochtones de YVR s’est associée à la nation Musqueam et aux membres de son personnel pour organiser des événements significatifs tout au long du mois pour orienter ce cheminement collectivement.
Nous avons commencé par tresser des cœurs à partir d’écorce de cèdre avec Rita Kompst, puis nous nous sommes réunis pour visionner Sugarcane, un film qui met en lumière le traumatisme intergénérationnel, la guérison et la résilience. Dans l’agitation de la vie aéroportuaire, le marché d’art autochtone Musqueam-YVR a accueilli les voyageurs et les membres du personnel pour les inviter à s’arrêter et à tisser des liens par l’entremise de l’art et de la culture autochtones. À l’occasion d’une autre séance, les participants ont créé leurs propres tambours avec secəlenəxʷ (Morgan Guerin) et en ont appris davantage sur la façon dont le son communique des histoires. Un atelier de tressage de corde, dirigé par titə́yxʷəma:t (Vivian Mearns Notaro), s’est transformé en leçon de culture pratique et a permis de mettre en œuvre un projet de collaboration pour le personnel.
Ces activités n’étaient pas que des ateliers – il s’agissait d’invitations. Des invitations à ralentir. À ressentir les fibres de l’écorce de cèdre entre ses doigts. À écouter le pouls des tambours. À reconnaître les histoires trop longtemps cachées, et à faire place à l’humilité, à l’apprentissage et à la communication.
Le 29 septembre, nous nous sommes réunis dans nos chandails orange pour prendre une photo sur laquelle nous avons gardé une place pour les survivants et les enfants qui ne sont jamais retournés à la maison. Le lendemain – le 30 septembre, la Journée nationale de la vérité et de la collaboration – YVR a marqué un temps d’arrêt pour honorer cette mémoire : nous avons mis les drapeaux en berne, nous avons encouragé les passagers à observer un moment de silence dans toute l’aérogare et nous avons invité tous les membres du personnel à faire de même, au travail ou à la maison.
En plus d’avoir approfondi leur apprentissage, beaucoup d’employés ont versé des dons à la Indian Residential School Survivor Society (IRSSS) et au Centre national pour la vérité et la réconciliation par l’entremise de notre programme Benevity – parce que la réconciliation comporte des dimensions à la fois internes et externes.
Ce mois-ci, nous avons fait plus que marquer le temps. Nous avons intégré les pratiques, les cérémonies et la réflexion dans nos activités quotidiennes. Nous avons fait place aux histoires, ralenti le rythme et posé des questions que nous ne pouvons ignorer.
Alors que le mois de septembre se termine, nous demandons à tous les membres de la communauté de YVR de prendre le temps de réfléchir à ce qu’ils ont entendu, à ce qui les a déstabilisés et à ce qu’ils ont résolu pour faire progresser les choses. Comment continuerons-nous de parcourir ce chemin ensemble après cet important mois? Qu’intégrerons-nous à notre quotidien pour que la vérité mène à une véritable réconciliation?
Il nous reste du travail à accomplir – ensemble.